The Silent House
Publié le 27 Octobre 2012
LA CASA MUDA, Gustavo Hernandez. 2011. Epouvante, Horreur.
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Après l'Espagne et la Scandinavie, c'est au tour de l'Uruguay de se lancer dans le cinéma d'épouvante . Au programme , une campagne publicitaire basée sur un concept particulier , celui du plan séquence interminable . En effet , l'équipe de ce Silent House aurait tourné son film en un seul et unique plan séquence de 78 minutes , rien que ça . Si la méthode employée aurait fortement tendance à nous renvoyer à des références telles que REC , Projet Blair Witch et autres Paranormal Activity , l'authenticité de celle-ci nous laisse quelque peu songeur ... Véritable prouesse ou simple arnaque publicitaire ? La deuxième possibilité se révèle malheureusement la plus probable . The Silent House n'a finalement pas grand chose de ce que l'on attendait , à savoir un film angoissant , et un scénario un minimum convainquant . Pourtant , les premières minutes voire même la première heure n'était pas si mauvaises que ça , au contraire . Quoi qu'assez peu originale , l'histoire basée sur l'intrusion d'un père et de sa fille dans une vieille maison pour la rénover et l'ambiance qu'il règne dés l'entrée dans cette dernière avait le mérite de nous tenir intéressé , la question étant , qu'est-ce que cette vieille bâtisse peut bien abriter ? Quelque chose d'assez horrible pour nous clouer au siège ? C'est du moins ce que l'on espérait . Le début est plutôt calme , les clichés sont là , l'électricité de la villa laisse à désirer , et les plus proches voisins se situent à quelques bonnes dizaines de kilomètres . Le schéma classique , ni plus ni moins . Le soir tombe , il faut donc passer la nuit . Et même si cela n'a strictement aucun intérêt mis à part celui de dormir sur de vieux fauteuils miteux alors que l'on a à peine pris le temps d'inspecter l'état de la maison , nos deux personnages s'installent sur place , marquant ainsi le début des ennuis , et par la même occasion , du fameux plan-séquence .
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" Papa, réveille-toi. "
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Du bruit , des cris , des disparitions , et une mystérieuse et soudaine impossibilité de sortir de la maison , l'ambiance claustrophobique règne dés lors , et même si l'héroïne qui n'a point c'est dire pas été présentée au préalable , se retrouve privée de toute psychologie , on se met rapidement à sa place , et l'impact des évènements sur sa petite personne ne nous laisse pas indifférents . Une nouvelle question arrive alors et donne enfin tout son intérêt au métrage , mais qui se plait donc à pourchasser et torturer psychologiquement cette pauvre innocente , et surtout , pourquoi ? Le film penche plusieurs fois vers la monotonie mais comme pour tout huis-clos , il reste difficile de capter l'attention du spectateur , et il faut avouer que le film y parvient relativement bien . Jusqu'ici le tableau était donc assez positif , jusqu'à ce qu'arrive ce que l'on attendait depuis le début . La révélation finale . Une vraie leçon pour tout twist final qui se respecte , à savoir , comment dissoudre , broyer , et anéantir une heure entière de film en une pauvre petite minute . Et pour cause , ce dénouement est sûrement le plus absurde , le plus saugrenu , et le plus stupide de ces quelques dernières années . Le film bascule dans le grotesque , les incohérences défilent . On regretterait presque de ne pas avoir arrêté le film quinze minutes avant , pour ne pas avoir été confronté à cette immensité . Et lorsqu'une dernière scène de conclusion apparaît , toute aussi invraisemblable que la révélation précédente , c'est l'apothéose . L'apothéose de la connerie , malheureusement . Difficile même de se rattacher à la première heure qui elle s'en sortait , par comparaison , vraiment bien . On en gardera donc un souvenir plus calamiteux que glorieux, une escroquerie de concept certes , mais un réel potentiel gâché par une fin des plus navrantes.
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