Vendredi 13
Publié le 29 Octobre 2012
FRIDAY, THE 13th, Marcus Nispel. 2009. Epouvante, Horreur.
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Début des années 1980. Les salles américaines assistent à la naissance d'un futur mythe du cinéma de genre, Jason Voorhees. Le début d'une longue saga désormais culte. Trente ans plus tard, le tueur et sa machette aiguisée sont de retour, dans un remake orchestré par un certain Marcus Nispel, ni plus ni moins que le réalisateur de l'excellente nouvelle version de Massacre à la Tronçonneuse. A première vue, il n'y avait donc pas beaucoup de soucis à se faire concernant cette nouvelle relecture, le cinéaste ayant l'air de connaître parfaitement bien ses classiques, mais surtout, de maîtriser tout aussi bien sa caméra. Malheureusement, nous sommes loin, très loin, du niveau de ce dernier. Si Massacre à la Tronçonneuse parvenait à remettre au goût du jour un mythe tout en gardant sa dimension effrayante avec une certaine sobriété, Vendredi 13 court tout droit dans le cliché du teen-movie façon sex, drug's and rock'n'roll. Le film mettant malheureusement l'accent sur les deux premiers critères de la formule. Une bande d'adolescents pour certains sympathiques, mais relativement limités. Slasher oblige. Pourtant, et contrairement à ce que la critique générale a crié haut et fort, le film n'est pas foncièrement mauvais, si l'on parvient à oublier l'aspect stéréotypé qui plane autant au-dessus de la tête des acteurs que sur le scénario. Le film s'ouvre sur une courte introduction rappelant les origines du mythe, un flash-back mettant en scène la mort de Pamela Voorhees sous les yeux de son petit garçon, passage suivi d'une sorte de Vendredi 13 version courte, dans laquelle Jason sème la terreur parmis un petit groupe de jeunes fanatiques de Marijuana.
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" Vous savez qu'un jeune homme s'est noyé ici ? Il s'appellait Jason. "
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Ce n'est qu'au bout d'une vingtaine de minutes que le film commence réellement. La moyenne d'âge des protagonistes augmente légèrement, on espère donc un niveau supérieur aux dix minutes précédentes. Pas de miracle surnaturel de ce côté-là, mais certains personnages ont au moins le mérite de susciter notre empathie, tout n'est donc pas perdu. Entre également en jeu l'élément-clé du métrage, à savoir le croquemitaine. Oubliés les " Jasons " peu effrayant de l'ancien temps, l'acteur s'avère parfaitement bien choisi et campe avec brio le tueur, largement plus inquiétant que la moyenne. Du côté des meurtres, il s'agit une nouvelle fois de l'un des seuls éléments satisfaisants de cette relecture, souvent attendus mais réellement impressionnants. On évite de peu la surenchère de gore et d'hémoglobine en bocal, les quelques effets en question étant réussis sans point c'est dire jamais tomber dans l'exagération visuelle. Pour tout le reste, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un Vendredi 13 classique, et trop souvent prévisible. En somme, un remake en demi-teinte, malheureusement gâchée par la bêtise de l'influence d'un genre de plus en plus en vogue - et à notre plus grand malheur - , l'horror-teen-movie, sur un mythe qui aurait mérité d'être traité avec plus de sérieux, comme l'ont pu être d'autres remakes de films de genre largement plus aboutis. Prometteur mais largement en dessous du niveau attendu, la déception était donc inévitable même si l'échec n'est, heureusement, pas total. On en retiendra l'une si ce n'est pas la meilleure prestation de notre doux croquemitaine, quelques protagonistes funs et attachants, et deux ou trois scènes de meurtres particulièrement impressionnantes.
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