Dolls

Publié le 23 Octobre 2012

Dolls

DOLLS, Stuart Gordon. 1987. Epouvante, Horreur.

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Dolls ne doit pas être le plus connu des films de jouets tueurs , mais il est sûrement l'un des premiers métrages réalisés dans son genre . 1987 , une décennie plutôt riche dans le domaine des films d'épouvante-horreur , une période qui a d'ailleurs vu naître bon nombre de classiques . Même s'il ne doit pas l'être pour beaucoup de monde , Dolls reste pour moi une référence , et l'un de mes films d'horreur favoris pour son époque . Un film qui me fascinait il y a quelques années , l'un de mes premiers films de genre , cela ne s'oublie pas . Et son revisionnage récent n'a en rien altéré l'image qu'il m'en était restée . Pourtant , ce ne sont pas les reproches potentiels qui manquent . Des acteurs de série B , des doublages assez mauvais , des effets spéciaux à moindre coût , et la liste doit être encore longue . Mais , étrangement , malgré ces nombreux défauts , Dolls a ce petit quelque chose qui fait qu'on ne se soucie guère des quelques détails que j'ai pu citer . Un véritable petit monde loufoque , effroyable , mais presque magique . Les poupées sont de bien mystérieux jouets , qui plus est lorsqu'elles sont anciennes et arborent des regards et des postures inquiétantes ... Les peurs enfantines sont souvent les peurs que l'on n'efface jamais de nos mémoires , les cinéastes du genre l'ont bien compris et nos souvenirs d'enfance sont souvent mis à rude épreuve . Mais Dolls n'est pas qu'un simple film d'horreur , à l'ambiance glauque et inquiétante se mêle un univers totalement différent mais omniprésent tout au long du film , un grain de folie enfantin , presque une fable , que l'on retrouve dans de nombreux aspects du scénario et de la mise en scène .

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" Vous allez les mettre en colère. "

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Les personnages sont typiquement 80's , de la petite famille bourgeoise recomposée aux deux punk excentriques à souhait . Les décors sont ancrés dans la même époque , un immense manoir que l'on dirait presque à l'abandon , débordant de vieux objets , un cadre sombre et noir qui donne tout de suite le ton , choisi à merveille . C'est entre ses murs que la petite Judy , adorable fillette , va tenter de rendre aux adultes leur esprit innocent et naïf d'enfants , mais comme nous le savons tous , les adultes ne voient que ce qu'ils veulent voir et ne croient que ce qu'ils veulent croire , le combat s'annonce donc difficile et dangereux pour les sceptiques ... Toute la poésie enfantine revient avec cette morale , dans laquelle il faut croire aux poupées animées , aux créatures fantastiques en quelques sortes , pour s'en sortir indemne . La bande sonore est d'ailleurs agrémentée de musiques envoûtantes , parfaitement dans l'esprit des poupées de porcelaine qui tournent dans les vieilles boites à musiques , l'atmosphère du film tournant toujours plus ou moins autour de cet esprit . L'humour est lui aussi bien présent , dans le côté très caricatural des personnages notamment , Stuart Gordon joue avec intelligence de ces différents aspects qui prêtent d'autant plus à rire aujourd'hui , et le film n'en récupère que davantage de modestie . Quoi que l'on en dise , les films modernes ne seraient rien sans leurs prédécesseurs . Notre poupée Chucky doit sûrement certaines inspirations à des petites production de ce genre-là , Dolls en est l'exemple parfait . Un vrai conte pour enfant aux allures macabres et noires , pleins de petites idées géniales , et de petits éléments par-ci , par-là qui font tout son charme , et qui nous font très vite oublier ses quelques défauts . 

♥♥♥♥

Rédigé par Seventh Sense

Publié dans #Critiques

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